Botaniste, docteur en écologie méditerranéenne, il travaille au Conservatoire botanique méditerranéen depuis 1996. Spécialiste de la flore méditerranéenne, il est membre de la Société botanique du Centre-Ouest et de la Société botanique d’Occitanie. Il est le co-auteur de la Flore de la France méditerranéenne continentale.
Organisme : Conservatoire botanique national méditerranéen
Adresse : 34 avenue Gambetta F-83400 Hyères
Quarante ans après sa dernière mention en France, Cephalaria syriaca a fait l’objet, depuis 2017, de plusieurs observations réparties sur différentes régions du territoire. Nous proposons ici une synthèse des données historiques et des observations récentes, ainsi qu’une discussion sur le statut de l’espèce. Cephalaria syriaca est actuellement protégée au niveau national. L’examen de la littérature indique toutefois qu’il s’agit d’une espèce néophyte, introduite relativement récemment (au début du xixᵉ siècle) en France et généralement instable dans ses stations historiques. Son association étroite avec le blé, notamment liée au mimétisme de ses semences, ainsi que sa présence dans des contextes riches en messicoles caractéristiques, conduisent toutefois à l’intégrer dans des démarches de conservation. Enfin, plusieurs observations récentes sont associées à des cultures de Fenugrec, qui semblent constituer un nouveau vecteur de diffusion de l’espèce en Italie et en France.
Lire l'article Télécharger l'article[PDF]Deux nouvelles espèces du genre Vicia, V. vicioides (Desf.) Cout. et V. monardii Boiss., ont été découvertes cette année dans le sud de la France, en Provence, à quelques jours d’intervalle. Ces deux espèces occasionnelles sont en cours de naturalisation, tout particulièrement la première. Elles nous semblent devoir être intégrées à la liste des plantes de la flore de France et à la clé d’identification du genre. Ces deux taxons, endémiques du sud-ouest de la Méditerranée, n’avaient jamais été observés en France, sauf à considérer une citation imprécise de la fin du XIXe siècle. Nous proposons une synthèse de ces observations, un rappel sur la chorologie des espèces et une clé des « faux Ervum » présents en France.
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