Compte-rendu de la session bryologique sur l’île d’Ouessant dans le Finistère de mars 2025

Title

Report on the bryological survey on the island of Ouessant in Finistère, March 2025

Résumé

L’île d’Ouessant, située à la pointe du Finistère, est une île bien connue des ornithologues ou des botanistes s’intéressant à la flore vasculaire et aux lichens, mais encore méconnue concernant le groupe des bryophytes. Lors d’un séjour, du 14 au 16 mars 2025, plusieurs inventaires ont été réalisés afin de rechercher des espèces mentionnées historiquement et d’améliorer les connaissances sur les bryophytes.

Abstract

The island of Ouessant, located at the tip of Finistère, is well known to ornithologists but remains largely unexplored with regard to its bryophyte flora. During a visit from March 14 to 16, 2025, several surveys were conducted to search for historically recorded species and to enhance our understanding of the island’s bryophytes.

1. Contexte

Située à 18,5 km du continent et dans le département du Finistère (29), Ouessant, de son nom breton “Enez Eussa” ou “Eussa” signifiant “Terre de l’Extrême Ouest” (Fleury, 1976), fait partie des quinze îles françaises du Ponant. Longue de 8 km et large de 4 km (carte 1), l’île abrite un peu moins de neuf cents habitants à l’année, ce chiffre se voyant doubler lors de la période estivale. Son altitude maximale est de 61 m, l’altitude la plus basse étant celle du niveau de la mer.

Carte 1. Carte de Ouessant ; IGN, CC-BY-NC-ND

La morphologie de l’île d’Ouessant reflète les grandes lignes de sa structure géologique orientée est-nord-est et ouest-sud-ouest. On distingue trois zones parallèles : au centre une dépression formée essentiellement de micaschistes, au sud un complexe de roches dures formé par un granite intrusif dans des micaschistes et au nord un massif de granite à deux micas (Fleury, 1976).

Le climat d’Ouessant peut être qualifié d’hyperocéanique, avec une faible amplitude thermique annuelle (8,4 °C en moyenne pour le mois le plus froid contre 16,8 °C pour le mois le plus chaud dans la période 1991-2020), marqué par des hivers doux et des étés frais et une pluviométrie régulière tout au long de l’année (Météo France). Ouessant est également sujet au vent, il n’est pas rare d’observer des rafales dépassant les 100 km/h toute l’année et en particulier en hiver.

L’île fait partie de deux parcs naturels, le parc naturel régional d’Armorique et le parc naturel marin d’Iroise, et d’une réserve de biosphère créée en 1988. Elle est également concernée par plusieurs zonages environnementaux, témoins de son originalité et de son importance en termes écologiques. Le site Natura 2000 d’Ouessant-Molène (ZPS FR5310072) présente des enjeux cruciaux pour l’avifaune, car il abrite une importante colonie d’oiseaux marins nicheurs et plusieurs espèces d’intérêt communautaire comme le Crave à bec rouge, l’Océanite tempête, le Puffin des Anglais ou la Sterne naine. Il s’agit également d’un haut lieu de migration où les ornithologues se retrouvent à l’automne pour observer de très nombreuses espèces d’oiseaux faisant une halte migratoire. La faune des habitats rocheux sous-marins est également très riche avec des populations résidentes de Phoques gris ou reproductrice de Grands Dauphins.

Son homologue dédié aux habitats naturels (ZSC FR5300018) permet de souligner l’intérêt floristique des landes et pelouses littorales, très bien représentées sur l’île, ou encore les habitats de cordons de galets et de laisses de mer. Deux espèces végétales d’intérêt communautaire sont présentes sur l’île : l’Oseille des rochers (Rumex rupestris[1]) et le Trichomanes remarquable (Vandenboschia speciosa). D’autres espèces remarquables y sont présentes comme l’Ophioglosse du Portugal (Ophioglossum lusitanicum) ou l’Isoète épineux (Isoetes histrix). Une zone naturelle d’importance floristique et faunistique (ZNIEFF) de type 1 Ile d’Ouessant (530002087) concerne également une partie de l’île. Les bryophytes, quant à elles, restent encore mal connues sur le secteur.

En fonction du sous-sol, de l’altitude et des contraintes climatiques, différents types de végétation caractérisent l’île d’Ouessant. On y trouve des falaises littorales (de quelques mètres à 60 m de haut), des pelouses aérohalophiles, plusieurs types de landes maritimes (lande à Genêt prostré et Dactyle océanique, lande en coussinets à Bruyère cendrée et Scille printanière, lande à Ajonc de Le Gall et Bruyère cendrée), des marais à tendance alcaline, des saulaies et des milieux plus anthropisés (habitations, bourgs, etc.).

Concernant les bryophytes, la base de données du Conservatoire botanique national (CBN) de Brest recensait onze taxons dont deux non revus depuis 1825 et 1875. Les données historiques sont des observations de J.-M. Bachelot de la Pylaie et de J. Macé, recensées dans le catalogue de Gaume (1956). Non disponibles dans la base du CBN de Brest, des prospections réalisées par Werner (1994) permettent d’ajouter neuf espèces supplémentaires. Des inventaires complémentaires réalisés par J. Durfort, J. Citoleux, Y. Guillevic et G. Perrin de 2011 à 2020 complètent ces premières mentions, avec une liste provisoire de 92 taxons (certains n’ayant pas pu être examinés et validés).

Afin de mieux connaître ce groupe taxonomique, plusieurs jours de prospections ont été réalisés du 14 au 16 mars 2025 par le Groupe bryologique de Brest, groupe informel de bryologues, formé en 2020 et qui se réunit régulièrement au cours de l’année pour effectuer des sorties de terrain et des sessions de détermination en salle. Des prospections complémentaires ont été réalisées du 30 au 31 août 2025. Les inventaires bryologiques ont été effectués dans les différents milieux présentés ci-dessus.

 

2. La bryoflore de l’île d’Ouessant

La synthèse globale des observations, réalisées du 14 au 16 mars 2025 ainsi que du 30 au 31 août 2025, permet de conclure à la réalisation de 33 relevés et à l’observation de 133 taxons différents. En tenant compte des données historiques et de la liste provisoire susmentionnée, nous pouvons conclure à la découverte de 49 nouveaux taxons pour l’île, ce qui porte à 153 le nombre de bryophytes recensées, toutes périodes confondues, sur Ouessant. Parmi ces espèces, 6 sont très rares comme Frullania teneriffae, Fossombronia angulosa ou Weissia perssonii.

 

2.1. Les communautés des falaises littorales

Lors du premier jour du séjour, alors qu’une partie du groupe n’est pas encore arrivée, quelques motivés se hâtent de prospecter le secteur de Porz Ligoudou. Au sud du port maritime du Stiff, ce secteur est caractérisé par de grandes falaises qui abritent des nids de grands corbeaux et qui permettent l’observation du Fulmar boréal. Ces falaises sont composées de vallons abrités du soleil par une exposition au nord-est et présentant une forte humidité.

L’exploration d’une première corniche rocheuse donnant à pic sur la mer permet de confirmer la présence de Plagiochila bifaria, soupçonnée en 2011 par J. Durfort (photo 1). Cette hépatique, auparavant nommée P. killarniensis et caractérisée par ses feuilles à lobes bifariés, a été distinguée clairement de P. spinulosa par Paton en 1977. Elle s’en distingue principalement par la présence d’une vitta à la base de la feuille (Hugonnot & Chavoutier, 2021).

Photo 1. Plagiochila bifaria ; Eva Chardin, CC-BY-NC-ND

Dans les vallons à pente plus douce (photo 2), nous retrouvons des communautés à Frullania teneriffae, accompagnée de Frullania microphylla, Saccogyna viticulosa, Nardia scalaris, Campylopus fragilis, Scapania compacta et Fossombronia angulosa. Ces communautés hyper-atlantiques sont caractéristiques des secteurs de falaises maritimes du Finistère et des sols tassés à proximité. F. teneriffae est une espèce hyper-atlantique, dont la dizaine de stations connues actuellement se trouve toutes en Finistère en Bretagne à l’échelle de la France (photo 3).

Photo 2. Vue d’ensemble des vallons abrités sur la côte est de l’île; Eva Chardin, CC-BY-NC-ND

Photo 3. Frullania teneriffae ; Laurence Ramon, CC-BY-NC-ND

Frullania microphylla, espèce hyper-atlantique également et caractérisée par son odeur de fraise surprenante, est rare à l’échelle nationale, connue récemment en Bretagne et en Franche-Comté (photo 4, carte 2). Selon Blockeel et al. (2014), F. microphylla se développe notamment en mélange avec F. teneriffae et Schistidium maritimum.

Les falaises de l’île, principalement celles exposées au nord et à l’ouest, semblent également abriter plusieurs populations de Schistidium maritimum, qui a été observé à plusieurs reprises lors du séjour, dans le secteur du sud de Locqueltas ou vers Palud Meur et la pointe au nord de Kadoran. Ce Schistidium aux feuilles sans pointe hyaline est également une espèce à répartition hyper-atlantique, limitée à la Bretagne, à la Basse-Normandie et aux Pays de la Loire en France (photo 5). Les espèces compagnes sont souvent peu nombreuses en raison des conditions écologiques difficiles de son habitat (salinité et exposition aux aléas climatiques) et cantonnées aux lichens, des communautés des Schistidietalia maritimi v. Hübschm. 1957, communautés littorales soumises aux embruns salés. Au sud de Locqueltas ont été également observées Frullania dilatata et Weissia perssonii sur les falaises.

Sur les basses falaises du sud de l’île vers Feunteun Velen, Riccia nigrella et Grimmia trichophylla ont été relevées sur des rochers littoraux exposés aux embruns, mais d’une moindre importance que dans le cas
des communautés précédentes.

Photo 4. Frullania microphylla ; Thomas Begoc, CC-BY-NC-ND
Carte 2. Répartition de Frullania microphylla en France métropolitaine; Celle et al. (2024), CC-BY-NC-ND
Photo 5. Schistidium maritimum ; Eva Chardin, CC-BY-NC-ND

2.2. Les communautés des pelouses aérohalophiles et sablonneuses côtières

Le secteur au sud de Locqueltas est caractérisé par un sentier côtier longeant les falaises littorales rocheuses. Des pelouses aérohalophiles rases attirent notre groupe (photo 6). Nous y découvrons, parmi les pieds d’Isoetes histrix et d’Ophioglossum lusitanicum, une communauté à Gongylanthus ericetorum (photo 7), Fossombronia caespitiformis, Didymodon vinealis, Nardia scalaris, Entosthodon obtusus, Archidium alternifolium, Campylopus brevipilus, Cephaloziella divaricata et Pleuridium subulatum.

Photo 6. Inventaire dans une pelouse aérohaline ; Laurence Ramon, CC-BY-NC-ND
Photo 7. Gongylantus ericetorum ; Laurence Ramon, CC-BY-NC-ND

Selon la description de l’habitat d’intérêt communautaire 3120 des eaux oligotrophes très peu minéralisées sur sols généralement sableux de l’Ouest méditerranéen à Isoetes sp., ces communautés sont rattachées à la classe des Isoetetea velatae B. Foucault 1988. Elles se développent dans de légères dépressions des plateaux des falaises littorales, à inondation hivernale et à forte sécheresse estivale. La phénologie de ce groupement est éphémère : il se développe en période pré-vernale, puis disparaît dès que le sol s’assèche. La phénologie du groupement bryologique suit probablement celle du groupe précédent.

Lors de l’après-midi du deuxième jour, un coteau sablonneux à proximité de Corz attire notre attention. Nous y observons plusieurs petites acrocarpes annuelles du genre Ephemerum et Bryum qui n’ont pas pu être déterminées à l’espèce, ainsi que Polytrichum juniperinum, Scleropodium touretii, Campylopus introflexus et Barbula unguiculata. Des communautés à Riccia sorocarpa, R. crystallina et Trichostomopsis australasiae se développent sur les secteurs pionniers bordant la route côtière (photos 8 et 9).

Photo 8. Riccia crystallina ; Eva Chardin, CC-BY-NC-ND
Photo 9. Habitats bordant la route ; Laurence Ramon, CC-BY-NC-ND

2.3. Les communautés des bas-marais alcalins

Au nord de l’île, des végétations de marais à tendance alcaline dominées par le Choin noirâtre (Schoenus nigricans) se développent dans des secteurs suintants, comme celui de Cost ar Reun ou de Palud Meur (photo 10). Différentes pleurocarpes y sont présentes comme Calliergonella cuspidata, Campylium stellatum, Drepanocladus aduncus, Kindbergia praelonga. Nous y observons également des hépatiques, qui forment parfois des populations denses, avec Calypogeia arguta, C. fissa, Cephalozia bicuspidata, Cephaloziella divaricata et Riccardia chamaedryfolia. La lecture de la végétation nous laissait espérer la rencontre d’espèces franchement alcalines, mais ce ne fut pas le cas.

Photo 10. Cost ar reun ; Eva Chardin, CC-BY-NC-ND

2.4. Les communautés des milieux anthropisés

 

Les bryophytes du bâti

Lors du deuxième jour de notre séjour, nous commençons dès le matin à parcourir les vieux murs de la rue qui nous mène à la place de l’Église du bourg de Lampaul. Sur les roches se développent de nombreuses espèces communes et classiques de ces situations : Homalothecium sericeum, Hypnum cupressiforme, Tortula muralis, Grimmia pulvinata ou Geheebia lurida. Une espèce plutôt rare retient notre attention, Zygodon stirtonii, qui arrive à se maintenir dans ce milieu, certainement grâce à l’humidité atmosphérique élevée constante tout le long de l’année sur l’île (photo 11). Dans les joints de ces murs se trouvent des espèces calcicoles difficilement observables dans d’autres situations sur l’île : Pseudocrossidium revolutum, Trichostomum crispulum ou Aloina ambigua (photo 12). Cette dernière est d’ailleurs rare en Bretagne. Parfois, le début d’un sol commence à se former, c’est alors que peuvent être observés Weissia controversa var. controversa ou Fissidens viridulus. Ailleurs sur l’île, Trichostomopsis australasiae, Didymodon rigidulus et Grimmia lisae ont également été observés sur des vieux murs.

Dans la même journée, un mur enduit de mortier présent au sein du cimetière de Lampaul est occupé par une communauté un peu différente, avec une abondance de Grimmia pulvinata, Orthotrichum anomalum et Geheebia lurida.

Plusieurs lavoirs sont présents sur l’île et quelques-uns ont été visités. Leurs eaux riches sont surtout occupées par l’espèce aquatique Leptodictyum riparium et dans l’un d’entre eux Fissidens fontanus a été observé. Sur leurs abords Oxyrrhynchium speciosum peut également se développer.

Il faut également noter que l’espèce Scleropodium cespitans se développe sur le bitume un peu partout sur l’île, en particulier dans les zones ombragées, et n’a été observée que dans cette situation à Ouessant.

Photo 11. Zygodon stirtonii ; Paol Kerinec, CC-BY-NC-ND
Photo 12. Aloina ambigua ; Laurence Ramon, CC-BY-NC-ND

 

Les bryophytes des milieux gérés, piétinés et cultivés

L’auberge qui nous accueille est entourée par un gazon entretenu par des tontes certainement régulières. Il s’y mêle des zones de sols nus piétinées avec des espèces rudérales comme Riccia sorocarpa, Tortula truncata, Bryum dichotomum ou Pseudocrossidium hornschuchianum et des zones herbeuses avec des espèces typiques de ces conditions : Rhytidiadelphus squarrosus, Brachythecium rutabulum ou Brachythecium albicans.

Le deuxième jour, une partie du groupe prospecte le cimetière de Lampaul, dont le sol consiste en un remblai sableux piétiné. C’est ici que Sphaerocarpos michelii (photo 13), Calcidicranella howei, Funaria hygrometrica ou Riccia crystallina ont notamment été relevés. Dans le bourg de Lampaul, il est aisé de trouver quelques parterres devant les maisons ou dans d’autres lieux publics. Dans ces zones, un peu plus jardinées et alimentées en eau, se développent des espèces rudérales avec, par exemple, Lunularia cruciata, Tortula acaulon var. papillosa ou Phaeoceros laevis.

Les conditions climatiques de l’île limitent l’installation des espèces arborées, c’est pourquoi quasiment aucune espèce d’arbre ne pousse naturellement à Ouessant. Seuls des saules couvrent des surfaces importantes, mais le Saule a lui-même été implanté par l’Homme pour l’activité de vannerie (Bioret et al., 1994). À Lampaul se trouve tout de même un tilleul planté, sur lequel des communautés à Frullania dilatata, Myriocoleopsis minutissima subsp. minutissima, Syntrichia laevipila, Zygodon rupestris et Z. viridissimus ont été observés.

Photo 13. Sphaerocarpos michelii ; Thomas Begoc, CC-BY-NC-ND

2.5. Les communautés des saulaies rivulaires

Les saulaies d’Ouessant se sont particulièrement établies dans l’histoire récente autour des ruisseaux dans des petits vallons peu encaissés, suite au déclin des pratiques agro-pastorales sur l’île (Bioret et al., 1994).

Une première saulaie marécageuse eutrophile à Oenanthe crocata a été prospectée le premier jour sur le cours d’eau non loin de Pen Arlan. Quelques bryophytes caractéristiques des milieux boisés y sont présentes en sous-bois, comme Mnium hornum et Plagiothecium succulentum ou Dicranella heteromalla et Calypogeia arguta sur les talus dénudés. Les bryophytes épiphytes sont particulièrement peu abondantes, écartées par les lichens qui supportent sans doute mieux les conditions écologiques locales, néanmoins Myriocoleopsis minutissima subsp. minutissima (photo 14), Hypnum resupinatum et Zygodon viridissimus y sont présents. Ces saulaies sont suffisamment âgées pour voir la présence de bois mort, où a été relevée Lophocolea heterophylla. Au sein du ruisseau, Lejeunea lamacerina, Rhynchostegium riparioides et Chiloscyphus polyanthos occupent les rochers submergés par l’eau, alors que les zones arrosées sont par exemple occupées par Thamnobryum alopecurum sur les rochers, Hookeria lucens (photo 15) sur le sol ou Amblystegium serpens sur les écorces.

Le deuxième jour, la saulaie bordant les retenues d’eau situées sur le fleuve côtier de Stang ar Merdy a été visitée, mais les cortèges de bryophytes présents se sont révélés peu diversifiés et peu différents de celle du premier jour.

Nous avons eu plus de chance le troisième jour à Kadoran, avec la visite d’un petit fleuve côtier débouchant en cascade à 10 m de haut (photo 16). De nouvelles espèces y ont été relevées : Pellia epiphylla, Plagiothecium denticulatum et Sciuro-hypnum plumosum. Le pied de la cascade abrite quant à lui une très belle population de Scapania undulata.

Photo 14. Myriocoleopsis minutissima subsp. minutissima ; Laurence Ramon, CC-BY-NC-ND
Photo 15. Hookeria lucens ; Laurence Ramon, CC-BY-NC-ND
Photo 16. Cascade de Kadoran ; Laurence Ramon, CC-BY-NC-ND

3. Conclusion

Les prospections réalisées ont permis de préciser la répartition de plusieurs espèces originales, comme des espèces hyper-atlantiques, Plagiochila bifaria ou Frullania teneriffae, ou des espèces plus thermophiles comme Gongylanthus ericetorum. Certains secteurs n’ont pas pu être prospectés et mériteraient d’être visités pour compléter le catalogue d’espèces de Ouessant. Ce week-end bryologique a également permis à tout le groupe de progresser en bryologie, dans le vent et dans la bonne humeur !

[1] La nomenclature utilisée dans ce document suit le référentiel taxonomique pour la France (TaxRef, 2018).