M. Dominique Delarue

Après l’obtention d’une maîtrise Sciences et techniques en aménagement du territoire, il a été sélectionné par le botaniste et lichénologue Louis Massé (Université de Rennes) pour effectuer en 1978-1979 un hivernage de quinze mois aux îles Kerguelen en tant que volontaire à l’aide technique. Ses travaux sur place ont principalement porté sur la caractérisation des groupements de bryophytes et de lichens des rivières et des lacs, à partir de relevés phytosociologiques. Cette expérience s’est prolongée par trois campagnes d’été et la publication de trois articles. Il a obtenu un Ddplôme d’études approfondies consacré à l’utilisation des lichens comme bioindicateurs de la pollution atmosphérique dans la région rennaise. Il a ensuite exercé une activité professionnelle dans les métiers de la communication et de l’image. Depuis quelques années, en retraite, il se consacre activement à la bryologie. Observateur bénévole pour le Conservatoire botanique national de Brest depuis une dizaine d’années, il encadre également des sorties de bryologie pour l’association Bretagne Vivante, je coécris un article consacré aux bryophytes des vieux murs et contribue à la mise au point de clés de détermination dans le cadre de la préparation d’un ouvrage consacré aux bryophytes aquatiques et supra aquatiques, en lien avec la mise en œuvre de l’Indice biologique macrophytique en rivière.

Adresse : 44 Le Gué de Mordrée F-35340 Liffré

Articles de l’auteur

Les bryophytes des vieux murs en Ille-et-Vilaine

Un inventaire bryologique des vieux murs d’Ille-et-Vilaine, mené depuis 2014, a permis de recenser 106 espèces (99 mousses et 7 hépatiques), dont une espèce et une variété nouvelles pour la Bretagne et dix espèces nouvelles pour le département. Quatorze espèces très rares et dix-neuf assez rares à rares ont été identifiées, soulignant l’intérêt patrimonial de ces habitats à l’échelle départementale. Les Pottiales dominent le cortège. La moitié des mousses recensées sont basiphiles. Dans le contexte géologique majoritairement siliceux du Massif armoricain, les vieux murs concentrent ainsi la majorité des espèces à affinité basique connues localement. La richesse spécifique varie selon les microhabitats, les flancs ensoleillés étant les plus diversifiés. Les acrocarpes colonisent principalement les secteurs exposés au soleil, les pleurocarpes se développent surtout sur les sommets altérés, les flancs ombragés et à la base des murs. La composition des mortiers et les pratiques de restauration influencent fortement la pérennité de ces communautés.

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Révision taxonomique des échantillons d’herbier du genre Leucobryum en Ille-et-Vilaine (2015-2023) à la lumière de l’article d’Ottley et al. (2023)

La révision de soixante-dix échantillons du genre Leucobryum, récoltés par l’auteur en Ille-et-Vilaine entre 2015 et 2023, a été réalisée à la lumière de la présence de Leucobryum albidum en Europe et des critères taxonomiques actualisés par Ottley et al. (2023). Elle met en évidence une réévaluation importante des déterminations antérieures. Les résultats montrent que L. albidum représente 61 % des spécimens. Cette espèce, alors ignorée, avait été principalement attribuée à L. juniperoideum. L’absence de cette dernière espèce dans les échantillons révisés renforce l’hypothèse de sa rareté dans le Massif armoricain. L. glaucum représente quant à lui 39 % des spécimens. Sur le plan écologique, L. albidum est majoritairement observé sur souches, tandis que L. glaucum prédomine au sol en milieu forestier. Cette révision souligne l’importance de recourir à la clé de détermination d’Ottley et al. (2023), les flores antérieures ne permettant plus une identification fiable des espèces du genre.

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