Apports phytosociologiques de deux excursions dans le sud de l’Aude (France)

Résumé

Deux journées passées dans le sud du département de l’Aude ont donné lieu à l’étude d’un fourré à Coriaria myrtifolia, de prairies à Trisetum flavescens, de pelouses du Tetragonolobo-Bromenion erecti et du Molinion caeruleae à Juncus striatus, d’une végétation chasmophytique originale à Chaenorrhinum origanifolium (Chaenorrhino origanifolii-Parietarietum judaicae) d’un côté (haute vallée de l’Agly) et de garrigues du Rosmarinion officinalis, de dalles à Sedion micrantho-sediformis et d’un nouveau fourré, le Lonicero etruscae-Amelanchieretum ovalis (au sud de Rouvenac).

Abstract

Two days spent in the south of the Aude department gave rise to the study of a shrub with Coriaria myrtifolia, meadows with Trisetum flavescens, grasslands of Tetragonolobo-Bromenion erecti and Molinion caeruleae with Juncus striatus, an original chasmophytic vegetation (Chaenorrhino origanifolii-Parietarietum judaicae) on one side (upper Agly valley), garrigues of Rosmarinion officinalis, swards with Sedion micrantho-sediformis and a new shrub, Lonicero etruscae -Amelanchieretum ovalis, on the other side (south of Rouvenac).

  1. Introduction

Les 24 mai et 21 juin 2020, deux journées d’exploration phytosociologiques se déroulèrent l’une dans les hautes Corbières occidentales (haute vallée de l’Agly), la seconde dans la moyenne vallée de l’Aude (sud de Rouvenac). Le présent compte-rendu rassemble les principaux résultats obtenus.

Quand des relevés sont présentés, pour alléger la présentation le nom des sous-espèces autonymes est abrégé à son initiale (par exemple Rubia peregrina subsp. p. pour Rubia peregrina subsp. peregrina) ; le signe ‘j’ désigne un taxon juvénile d’un taxon normalement arbustif ou arborescent ; dans les tableaux et les relevés isolés, * remplace ‘subsp.’ ou ‘var.’.

La nomenclature des taxons suit Flora Gallica (Tison & de Foucault, 2014).

  1. La haute vallée de l’Agly

L’Agly est un fleuve côtier du sud du Languedoc et du Roussillon. Il prend sa source sur le flanc nord-est du pech de Bugarach, à une altitude d’environ 680 m. Se dirigeant ensuite vers le sud-est, il arrose Camps-sur-l’Agly, puis descend vers le sud, passe dans les Pyrénées-Orientales au niveau des fameuses gorges de Galamus, traverse Saint-Paul-de-Fenouillet, puis atteint Ansignan. S’orientant alors vers l’est , il passe par Rasiguères, Planèzes, Latour-de-France, reçoit sur sa rive gauche le Maury, arrose Estagel, Cases-de-Pène, Espira-de-l’Agly, Rivesaltes pour se jeter dans la Méditerranée à la limite communale entre Torreilles et Le Barcarès. Son toponyme serait issu de Aquilinus (attesté en 1162), en lien avec aquila (aigle symbolique) ou aqua (eau).

C’est la partie haute de cette vallée qui, le 24 mai 2020, a fait l’objet d’une journée de prospection phytosociologique, entre Bugarach et Camps-sur-l’Agly.

  • Un fourré à Coriaria myrtifolia

Avant le bourg de Camps-sur-l’Agly, de la D 904 part vers le sud-est un chemin qui traverse l’Agly et mène à la bergerie de la Cayrolle. Au bord de ce chemin, s’étend un luxuriant fourré correspondant au relevé suivant : N 42° 51’ 36,3’’, E 2° 26’ 27,6’’, 471 m, 100 %, 40 m², 19 taxons

  • Pruno spinosae-Rubion ulmifolii et unités supérieures : Coriaria myrtifolia 4, Hippocrepis comosa *c. 2, Clematis vitalba 2, Ligustrum vulgare 2, Rosa canina 2, Prunus spinosa 2, Corylus avellana 1, Cornus sanguinea *s. 1, Salix caprea 1, Rosa agrestis 1, Crataegus monogyna 1, Pyrus spinosa +,
  • autres taxons : Rubus 1, Salix elaeagnos +, Fagus sylvatica j 2, Fraxinus excelsior j 2, Acer campestre j 1, Quercus ilex j +, Ulmus minor j +.

Cette combinaison floristique confirme parfaitement l’Hippocrepido emeri-Coriarietum myrtifoliae récemment décrit de sites un peu plus septentrionaux (sud de Arques ; de Foucault, 2019a).

  • Deux prairies à Trisetum flavescens

Le tableau 1 rapproche deux relevés de prairie de fauche à Trisetum flavescens, taxon accompagné de Linum usitatissimum subsp. angustifolium, Gaudinia fragilis, Avenula pubescens subsp. p., parfois Rhinanthus pumilus… Mais, surtout, à ces taxons sont associés plusieurs autres normalement liés à des pelouses basiphiles plus oligotrophiles, surtout Bromopsis erecta subsp. e., Medicago lupulina, Poterium sanguisoba subsp. s., Anacamptis pyramidalis, Serapias vomeracea, Veronica orsiniana, Galium verum subsp. v., Carex flacca subsp. f., Orchis anthropophora… Cette combinaison originale la rapproche clairement du Serapiado vomeraceae-Trisetetum flavescentis B. Foucault 2019 (photo 1) récemment décrit de la Malepère (de Foucault, 2019b), relié systémiquement à une pelouse de l’Anacamptido pyramidalis-Serapiadion vomeraceae B. Foucault 2019.

Photo 1. Vue du Serapiado vomeraceae-Trisetetum flavescentis de Camps-sur-l’Agly ; © B. de Foucault.

Le relevé 1 décrit toutefois une variation un peu plus hygrophile différenciée par Colchicum autumnale, Oenanthe pimpinelloides, Lychnis-flos-cuculi subsp. f., Anacamptis laxiflora, qui rappelle les « arrhenatheraies à colchique » plus continentales et les prairies du Lino angustifolii-Oenanthenion pimpinelloidis plus atlantiques (de Foucault, 2016a). À ce titre, ce relevé pourrait alors correspondre à une association originale plus hygrophile que le Serapiado-Trisetetum et relevant de cette dernière sous-alliance.

  • Pelouses du Tetragonolobo maritimi-Bromenion erecti et du Molinion caeuleae

Le tableau 2 rassemble quatre relevés d’une végétation de pelouse basse à caractère marnicole caractérisée par la somme d’un groupe sociologique des Brometalia erecti (Bromopsis erecta subsp. e., Carex flacca subsp. f., Plantago media subsp. m., Anacamptis pyramidalis, Medicago lupulina, Poterium sanguisorba subsp. s., Serapias vomeracea… ; Anacamptido pyramidalis-Serapiadion vomeraceae) et d’un groupe sociologique du Molinion caeruleae (Inula salicina, Genista tinctoria, Cirsium tuberosum, Lotus maritimus subsp. m., Prunella hyssopifolia, Carex tomentosa, Succisa pratensis, Ophioglossum vulgatum, Deschampsia media subsp. m.). Elle semble donc pouvoir être rattachée à la sous-alliance du Tetragonolobo maritimi-Bromenion erecti (Royer & Ferrez, 2020), sous une association certainement originale. Toutefois, le grand nombre de taxons acccidentels dans les relevés 1 et 3 montre que ces quatre relevés n’appartiennent sans doute pas à un unique syntaxon élémentaire.

Le relevé suivant montre un cas différent, où le groupe des Brometalia erecti est quasiment disparu, laissant celui du Molinion caeruleae l’emporter :

Camps-sur-l’Agly, bordure sud de la D 14, entre le carrefour D 14 × D 904 et le chemin menant à la Pauze (N 42° 51’ 51,1’’, E 2° 25’ 25,9’’, 495 m), 90 %, 50 m², 29 taxons :

  • Molinion caeruleae: Molinia caerulea 3, Serratula tinctoria 3, Juncus striatus 3, Genista tinctoria 2, Inula salicina 2, Cirsium tuberosum +, Carex tomentosa +,
  • autres taxons : Danthonia decumbens *d. 3, Ranunculus acris 2, Potentilla reptans 2, Filipendula vulgaris 2, Oenanthe pimpinelloides 2, Briza media *m. 2, Anthoxanthum odoratum 2, Carex flacca *f. 2, distans 1, Centaurea decipiens 1, Ajuga reptans 1, Hypochaeris radicata 1, Serapias lingua 1, Schedonorus arundinaceus *a. 1, Lychnis flos-cuculi *f. +, Verbena officinalis +, Polygala vulgaris *v. +, Veronica officinalis +, Prunus spinosa j 1, Fraxinus excelsior j 1, Cornus sanguinea *s. j +, Rosa tomentosa j +.

On notera notamment la présence de Juncus striatus, rare taxon patrimonial audois (Plassart et al., 2016 : 236) dont les affinités phytosociologiques restaient jusqu’à présent plutôt obscures, qui pourrait dès lors être associé au Molinion caeruleae méditerranéen et thermo-atlantique (Deschampsio mediae-Molinienion caeruleae ?). Ce point est confirmé par la considération du Molinietum mediterraneum serratuletosum tinctoriae tel qu’il est décrit par Zitti (1938) puis Braun-Blanquet et al. (1952 : 132) dont J. striatus est différentiel, association actualisée ultérieurement en Dorycnio gracilis-Molinietum caeruleae (de Foucault & Géhu, 1980). Les connaissances sur le Molinion caeruleae audois sont quasiment inexistantes, de sorte qu’il est difficile de rattacher ce relevé à une association connue. Signalons cependant l’évocation de cette alliance au niveau du pech de Bugarach, donc non loin de Camps-sur-l’Agly (de Foucault, 2011).

  • Un mur à Chaenorrhinum origanifolium

Le compte-rendu dans cette partie des Corbières s’achève sur une végétation chasmophytique observée en fin de journée à Bugarach et illustrée par le relevé 1 du tableau 3. Les relevés 2 à 4 rapportent des observations tout à fait comparables faites sur des murs de Florac, en Lozère. Ils partagent Parietaria judaica, Chaenorrhinum origanifolium subsp. o., Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens, A. ceterach, Sedum dasyphyllum, Umbilicus rupestris. Dans la synthèse des Parietarietea judaicae (de Foucault, 2014), au sein du Centrantho-Parietarion judaicae dont relève cette végétation, aucune association ne peut vraiment l’accueillir. On peut la définir nouvellement sous le nom de Chaenorrhino origanifolii-Parietarietum judaicae ass. nov. hoc loco, typus nominis hoc loco : relevé 1 du tableau 3 hoc loco (photo 2), à répartition semble-t-il plutôt collinéenne (altitude moyenne reconnue autour de 530 m). Cette situation secondaire de Chaenorrhinum origanifolium subsp. o. est en tout cas bien distincte de sa situation primaire au sein, par exemple, du Potentillo caulescentis-Saxifragetum cebennensis Braun-Blanq. 1915 (Braun-Blanquet et al., 1952) et d’un autre groupement caussenard encore indéterminé (de Foucault, 2016b).

Photo 2. Vue d’un mur de Bugarach accueillant le Chaenorrhino origanifolii-Parietarietum judaicae ; © B. de Foucault.

  1. Le plateau au sud de Rouvenac

La seconde excursion relatée ici eut lieu le 21 juin 2020 sur le plateau s’étendant au sud du val du Faby (commune de Rouvenac), précédant le « pla du Bouichet ». Il s’agissait surtout d’explorer les garrigues pierreuses s’étendant entre 420 et 530 m d’altitude, au dessus de « Galié » sur cette commune.

Photo 3. Sideritis vulgaris ; © B. de Foucault.

Un premier ensemble d’éléments distingue la garrigue hémicryptophyto-géophyto-chaméphytique, la garrigue thérophytique et la garrigue nanophanérophytique sur la route d’accès au pla du Bouichet (N 42° 55’ 31,2’’, 2° 09’ 24,1’’, 426 m). La garrigue hémicryptophyto-géophyto-chaméphytique correspond au relevé suivant (70 %, sur 40 m², 28 taxons) : Teucrium aureum 3, Helianthemum apenninum 3, Aphyllanthes monspeliensis 3, Thymus vulgaris *v. 2, Convolvulus cantabrica 2, Koeleria vallesiana *v. 2, Dipcadi serotinum 2, Fumana ericifolia 2, Festuca occitanica 2, Inula montana 2, Bromopsis erecta *e. 2, Poterium sanguisorba *balearica 2, Lithodora fruticosa 2, Carex humilis 2, C. halleriana 1, Sedum sediforme 1, Potentilla verna 1, Sideritis vulgaris 1 (photo 3), Ononis minutissima 1, Linum tenuifolium 1, Galium corrudifolium 1, Rhaponticum coniferum *c. 1, Lavandula latifolia 1, Helianthemum canum 1, Melica ciliata *c. +, Helichrysum stoechas *s. +, Cuscuta planiflora +, Buxus sempervirens j +.

Un second relevé a été réalisé à une altitude un peu supérieure (N 42° 55’ 21,4’’, 2° 09’ 01,6’’, 504 m, 80 %, 80 m², 27 taxons) :

  • Teucrium aureum 2, chamaedrys 1, Helianthemum apenninum 2, Thymus vulgaris *v. 2, Convolvulus cantabrica 2, Poterium sanguisorba *balearica 2, Potentilla verna 2, Sideritis vulgaris 2, Bromopsis erecta *e. 2, Serapias vomeracea 2, Festuca cf. lemanii 2, Euphorbia seguieriana *s. 2, Eryngium campestre 2, Prunella laciniata 2,Coronilla minima *m. 1, Helichrysum stoechas *s. 1, Lavandula latifolia 1, Urospermum dalechampii 1, Centaurea paniculata *p. 1, Phleum phleoides 1, Inula montana +, Coris monspeliensis +,
  • autres taxons : Hypericum perforatum *p. 1, Scabiosa atropurpurea 1, Centaurium erythraea *e. 2, Plantago lanceolata 1, Genista scorpius j +.

L’un comme l’autre de ces relevés paraissent nettement relever du Rosmarinion officinalis, au sein des Rosmarinetea officinalis (de Foucault, 2020).

Photo 4. Le Sedion micrantho-sediformis du plateau de Rouvenac ; on reconnaît Sedum album, S. sediforme, Thymus vulgaris, un Festuca ; © B. de Foucault.

Ce type de garrigue vivace étendue peut se trouver interrompu par des affleurements de la roche mère quasiment inaltérée. À ce niveau, on observe des pelouses paucispéfiques à Crassulaceae occupant de petites dalles au niveau desquelles la garrigue précédente se trouve alors destructurée. Le tableau 4 en rapporte trois relevés, qui partagent Sedum album (incluant subsp. micranthum), S. acre, S. sediforme, Thymus vulgaris subsp. v. Ce groupement se rattache clairement aux Sedo albi-Scleranthetea biennis et au Sedion micrantho-sediformis Rivas Mart., Sanchez-Gomes & Alcaraz in Sanchez-Gomes & Alcaraz 1993 (Royer & Ferrez, 2018). Dans cette alliance, ne sont guère connues que trois associations pour un total de douze relevés seulement (tableau 5, avec synthèse du tableau 8 de Royer & Ferrez, 2018, sauf syntaxon 57). Notre groupement, différencié notamment par Argyrolobium zanonii et Festuca provenant de la garrigue étendue, ne se rapporte nettement à aucun des trois (photo 4). Une végétation voisine a été reconnue à Villardebelle (de Foucault, 2015 : 196). Quoi qu’il en soit, cette donnée confirme l’extension de l’alliance dans notre département.

La garrigue thérophytique, tant sur la végétation étendue que sur les dalles, combine Catapodium rigidum, Blackstonia perfoliata, Trifolium campestre, Linum strictum subsp. s., Ajuga chamaepitys, Brachypodium distachyon, Bupleurum baldense, Malva setigera, Galium parisiense, Petrorhagia prolifera… (Trachynion distachyae).

Photo 5. Vue du Lonicero etruscae-Amelanchieretum ovalis ; © B. de Foucault.

Quant à la garrigue nanophanérophytique, la liste incomplète réalisée a été jointe à cinq relevés plus précis dans le tableau 6. Cette végétation combine les arbustes et arbrisseaux suivants : Amelanchier ovalis subsp. o., Spartium junceum, Genista scorpius, Lonicera etrusca, Rosa canina, R. agrestis, Crataegus monogyna, Juniperus communis subsp. c., Rubus ulmifolius, Rhamnus saxatilis subsp. s., Rh. alaternus subsp. a., Rubia peregrina subsp. p., Cornus sanguinea subsp. s. Buxus sempervirens est irrégulièrement présent, mais a beaucoup souffert des attaques de la pyrale (Cydalima perspectalis), mais semble se relever doucement de cette prédation. Les jeunes arbres présents apportent des informations sur la végétation forestière arborescente potentielle, surtout à Pinus sylvestris, Fraxinus excelsior, Quercus pubescens, Q. ilex, Sorbus aria, association réellement présente au voisinage des garrigues, mais non relevée. En moyenne, les relevés accueillent environ 16,5 taxons en moyenne. La flore arbustive révèle des liens étroits avec l’Amelanchiero ovalis-Buxion sempervirentis, au sein des Rhamno catharticae-Prunetea spinosae (de Foucault & Royer, 2016). Pour faciliter l’interprétation syntaxonomique, le tableau synthétique 3 de cette synthèse a été repris ici dans le tableau 7 (les nos de syntaxons 49 à 63 sont ceux de la synthèse citée ; la liste des taxons a été légèrement modifiée) en y injectant la colonne synthétique issue du présent tableau 6. On voit que l’association audoise se range clairement dans l’AmelanchieroBuxenion sempervirentis et se rapproche du syntaxon 55 (avec ses deux races 55a et 55b) par Rhamnus saxatilis et Lonicera etrusca, soit le Rhamno saxatilis-Buxetum sempervirentis Bannes-Puygiron ex Tüxen 1952 du Valentinois (de Bannes-Puygiron, 1933) et des Causses, mais ne peut être identifié à aucune de ses deux races. On décrit donc ici le Lonicero etruscae-Amelanchieretum ovalis ass. nov. hoc loco, typus nominis hoc loco : relevé 4 du tableau 5 hoc loco (photo 5), développée à une altitude moyenne de 480 m. À Alet-les-Bains, vers 350 m d’altitude, on retrouve un fourré voisin, mais déjà influencé par le climat plus nettement méditerranéen et accueillant alors des arbustes caractérisant les Pistacio lentisci-Rhamnetea alaterni (Juniperus oxycedrus, Viburnum tinus, Asparagus acutifolius, Jasminum fruticans, Cytisophyllum sessilifolium ; de Foucault et al., 2017 : 196, 197), d’ailleurs observé aussi le 21 juin en redescendant du plateau vers « Galié » à une altitude voisine de 390 m, mais non relevé.

  1. Conclusion

Ces deux excursions dans le sud de l’Aude, quoique courtes, ont apporté des données intéressantes et en outre complémentaires. Pour la partie haute de la vallée de l’Agly, on peut rappeler l’extension de l’aire de l’Hippocrepido emeri-Coriarietum myrtifoliae et du Serapiado vomeraceae-Trisetetum flavescentis, la reconnaissance de la présence locale du Tetragonolobo maritimi-Bromenion erecti et du Molinion caeruleae, avec pour cette dernière alliance rencontre du rare Juncus striatus, et la définition d’une nouvelle association, le Chaenorrhino origanifolii-Parietarietum judaicae, reconnue aussi dans les Cévennes. Pour le plateau au sud de Rouvenac, il s’agit de garrigues du Rosmarinion officinalis, de dalles colonisées par une végétation du Sedion micrantho-sediformis et d’un nouveau fourré, le Lonicero etruscae-Amelanchieretum ovalis.

 

Annexe du tableau 1 – rel. 1 : Camps-sur-l’Agly, sud-est du moulin de l’Agly, chemin de la Bastide ; rel. 2 : Camps-sur-l’Agly, chemin de la bergerie de la Cayrolle, rive droite de l’Agly.
Annexe du tableau 2 – rel. 1 : Camps-sur-l’Agly, sud-est du moulin de l’Agly, au niveau d’un petit sentier partant au sud-est du chemin de la Bastide ; rel. 2 : Camps-sur-l’Agly, chemin de la bergerie de la Cayrolle, rive droite de l’Agly ; rel. 3 : Camps-sur-l’Agly, entrée nord sur D 904, virage en épingle à cheveux ; rel. 4 : Cubières-sur-Cinoble, sur D 14, à l’est du col de Bancarel.
Annexe du tableau 3 – rel. 1 : Bugarach, mur face à la mairie, au bord de la D 14 ; rel. 2 : Florac (Lozère), mur en ville, 07/07/1995 ; rel. 3 : id. rel. 2, rue Tour de l’Église ; rel. 4 : id. rel. 2, mur d’enceinte de l’église exposé au nord.
Annexe des tableaux 4 et 6 – Tous les relevés/liste proviennent de divers points du plateau au sud de Rouvenac, au-dessus de « Galié », autour de « Calamont ».

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